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La communauté des Aâribs s'implanta
fortement dans la région du Draâ moyen et fonda le village de M'hamid au XVIème
siècle sous la dynastie Saâdienne.
Le village ancestral de M'hamid
devint alors un carrefour caravanier très important entre Marrakech, Tindouf et
Tombouctou.
On y commerçait principalement les
dattes, le henné, les amandes et les olives mais aussi l'or du Soudan. On
retrouve égalamnent les traces des Aâribs au Mali à Taoudenni et à Tombouctou au
XVIIIème.
Des voituriers du désert comme les
appelle le célèbre explorateur Renné Caillé guidé par les Aâribs jusqu'au coude
du Drâa, où ils occupèrent un territoire nommé "el harib", du nom de leur
confédération maraboutique.
Cette communauté est divisé en deux
grands groupes : les "GRADBA" et les "NAMNA", eux-mêmes subdivisés en 4 tribus
chacun.
Le groupe "GRADBA" comprend les
tribus : Oulad Bouden, Oirat, Zyoud, et les M'Rabtine.
Le groupe "NAMNA" comprend les tribus
: Lgoissem, Nouaji, Lbadein, et Ouled Rezeg (cette de cette dernière dont fait
partie votre guide, Salem).
Ces tribus possèdent des
représentants au grand conseil, appellés M'EKADAM. Ceux-ci sont consultés pour
chaque décision particulièrement importante. Les votes ont lieu à l'unanimité et
non à la majorité. Une communauté structurée et fondamentalement démocratique.
Au temps du colonialisme, les Aâribs
restèrent l'une des dernières tribus à se soumettre au conquérant français.
Selon la tradition orale, les Aâribs forment au sud de la vallée du Drâa un
ensemble de plus de quatre cents familles arabophones de dialecte hassaniya.
Malgré la sédentarisation, les aâribs
se résignent à ne rien modifier de leur mode de vie de nomades, ils ont soin de
se regrouper par quartiers à M'hamid pour entretenir le lien communautaire Aârib.
Même en plein village, ils continuent à élever des caprins, dont l'odeur signale
la prospérité du foyer. Fidèles à leurs tradition frugale, ils se nourrissent
essentiellement de lait et de dattes, les femmes ont gardé le rythme de la vie
du désert.


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