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 Dernière mise à jour le dimanche 17 août 2008

 

L'histoire résumée de la communauté des Aâribs

 
     

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La communauté des Aâribs s'implanta fortement dans la région du Draâ moyen et fonda le village de M'hamid au XVIème siècle sous la dynastie Saâdienne.

Le village ancestral de M'hamid devint alors un carrefour caravanier très important entre Marrakech, Tindouf et Tombouctou.

On y commerçait principalement les dattes, le henné, les amandes et les olives mais aussi l'or du Soudan. On retrouve égalamnent les traces des Aâribs au Mali à Taoudenni et à Tombouctou au XVIIIème.

Des voituriers du désert comme les appelle le célèbre explorateur Renné Caillé guidé par les Aâribs jusqu'au coude du Drâa, où ils occupèrent un territoire nommé  "el harib", du nom de leur confédération maraboutique.

Cette communauté est divisé en deux grands groupes : les "GRADBA" et les "NAMNA", eux-mêmes subdivisés en 4 tribus chacun.

Le groupe  "GRADBA" comprend les tribus : Oulad Bouden,  Oirat, Zyoud, et les M'Rabtine.

Le groupe "NAMNA" comprend les tribus : Lgoissem, Nouaji, Lbadein, et Ouled Rezeg (cette de cette dernière dont fait partie votre guide, Salem).

Ces tribus possèdent des représentants au grand conseil, appellés M'EKADAM. Ceux-ci sont consultés pour chaque décision particulièrement importante. Les votes ont lieu à l'unanimité et non à la majorité. Une communauté structurée et fondamentalement démocratique.

Au temps du colonialisme, les Aâribs restèrent l'une des dernières tribus à se soumettre au conquérant français. Selon la tradition orale, les Aâribs forment au sud de la vallée du Drâa un ensemble de plus de quatre cents familles arabophones de dialecte hassaniya.

Malgré la sédentarisation, les aâribs se résignent à ne rien modifier de leur mode de vie de nomades, ils ont soin de se regrouper par quartiers à M'hamid pour entretenir le lien communautaire Aârib. Même en plein village, ils continuent à élever des caprins, dont l'odeur signale la prospérité du foyer. Fidèles à leurs tradition frugale, ils se nourrissent essentiellement de lait et de dattes, les femmes ont gardé le rythme de la vie du désert.

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