Danse
reproduite le jour de l'exposition ( âarda ).
La
chamra se déroule en plein air pour permettre au plus grand nombre de jeunes
d'y assister.
Les
jeunes de la tribu pratiquants la chanson chamra forment un cercle de grand
diamètre et s'assoient à genou sur des tapis ou nattes.
Au
centre de la troupe se trouve le percussionniste de la Guedra appelé "Neguar"
il amorce la danse et les autres le suivent par un applaudissement à mains
tendues.
Ce
mouvement répétitif s'accompagne de paroles chantées sous forme de vers
poétiques musicalement harmonieux.
Une
fois le groupe échauffé, le responsable de la fête introduit une femme non
mariée à l'intérieure du cercle formé par le groupe.
Celle-ci agenouillée et voilée reste d'abord immobile.
Mais
avec l'accélération du rythme la danseuse adhère à l'ambiance festive.
Encouragée par un volontaire qui la dévoile, elle commence, les yeux fermés à
ramper sur ses genoux en bougeant ses doigts et en remuant sa tête tantôt à
gauche tantôt à droite sans oublier sa beauté en montrant par des gestes
gracieux ses longs cheveux, sa peau mince et son corps souple et agile.
Quand la danse arrive au stade de (Lhamia) la
danseuse se met debout pour activer son corps suivant la cadence enflammée qui
caractérise la spectacle.
|